APPRIVOISER LE STRESS
- Véronique Bousquet

- 20 sept. 2025
- 6 min de lecture
Bienvenue sur mon blog ! je vous propose des articles sur des sujets-clefs qui sont aussi mes spécialités d’accompagnement en coaching :
Confiance en Soi / Motivation
Gestion du stress / Emotions
Affirmation de soi / Prise de décision
Changement professionnel ou personnel / équilibre vie pro et perso
Reconversion Professionnelle / Bilan de compétences
Gestion du temps et des priorités / Organisation
Bonne lecture !
mot-clef : Inquiétude – Peur – Anxiété – Stress - Emotions - Adaptation - Stratégie
Chaque réaction de peur mobilise en réalité une énergie précieuse : le stress positif.
Libérée sous forme d’adrénaline et de cortisol, cette réponse physiologique booste la vigilance, la concentration, les performances cognitives; la mémoire est stimulée, les capacités d’apprentissage décuplées et la force musculaire mobilisée pour agir efficacement face aux défis du quotidien.
Mais attention, à trop forte dose, le stress peut vous paralyser et dégrader votre bien-être. Il est essentiel d’apprendre à évaluer vos symptômes physiques et psychiques : leur intensité émotionnelle, leur durée, leurs déclencheurs, leur évolution et leurs conséquences.
Apprenez à distinguer la peur fonctionnelle, utile pour vous alerter et impulser votre action, de l’inquiétude qui peut dégénérer en anxiété chronique et altérer votre performance et votre santé.
Restez à l’écoute de vos ressentis et n’hésitez pas à partager vos difficultés avec votre entourage ou un professionnel. Cette vigilance active combinée à quelques bonnes pratiques vous aideront à canaliser votre stress et à maintenir votre équilibre et le passage à l'action dans des situations nouvelles.
Le mécanisme utile de la Peur
La peur est une des 6 émotions primaires, une réaction physiologique universellement ressentie, un réflexe dans une situation nouvelle ou face au changement.
En présence d'un danger, d'une menace spécifique et observable ou simplement d'un contexte nécessitant adaptation, nos sens envoient un signal au corps qui se prépare à agir efficacement (mise en mouvement précise) ou à se protéger (lutte, fuite, évitement, paralysie).
Des hormones, comme l'adrénaline et le cortisol, sont libérées. A bonne dose, elles entretiennent la vigilance, elles augmentent la fréquence cardiaque et la pression artérielle, elles favorisent la contraction des muscles et le passage à l'action.
On parle alors de Stress Positif.
A situation identique, le ressenti de peur est propre à chacun; il est fonction de l'expérience de vie de chaque personne, de son entourage et de son éducation, de son propre filtre de représentation du monde, parfois de facteurs héréditaires.
Derrière l'émotion se cache l'expression d'un besoin de sécurité; la peur se module selon notre rapport à la sécurité.
Certains décident d’affronter leur peur régulièrement, s’y exposent consciemment, finissent par en contrôler les effets et apprécient cette exposition.
À l’inverse, d’autres sur-réagissent à l'approche de situations nouvelles ou à l'idée seule de certaines tâches, leur besoin de protection intense transformant le stimulus en source d’inquiétude, en stress négatif.

Quand la peur devient inquiétude ou anxiété, il devient plus difficile de mobiliser ses ressources.
La peur est fonctionnelle et saine tant qu’elle permet de faire face à une situation, tant qu'elle aide à se mobiliser pour agir consciemment.
Elle devient problématique lorsqu'elle détourne la personne de son objectif, lorsqu'elle l'empêche de gérer et de répondre efficacement à la situation rencontrée.
Exemples de situations dans lesquelles la peur est difficile à maîtriser:
préparer un examen
finaliser un rapport
passer un concours
prendre la parole en public
affronter toute situation entraînant une évaluation de la personne
entretenir des relations sincères avec certaines personnes
faire face à des problèmes de santé
rencontrer des difficultés financières, ...
L'inquiétude, voire un trouble de type anxieux, est une appréhension, une anticipation de menaces, une peur par anticipation.
Le cerveau est placé en situation d’alerte en lien avec un événement futur, les symptômes de peur sont associés à des pensées négatives, parfois disproportionnées avec la situation future qui apparaît alors comme une véritable menace.
Or la situation n'est pas encore effective, présente, elle peut même être incertaine ou irréelle. Un apprentissage inapproprié et inadapté entraîne une stimulation excessive et une surcharge du cerveau qui n'arrive plus à contrôler la prise de décision rationnelle.
Cet inconfort parfois douloureux naît de la manière dont la personne perçoit les choses : l’attente, le changement, l'inconnu ou une situation particulière provoque un malaise, la crainte de l’échec ou de la souffrance se mue en un obstacle insurmontable.
La personne est fatiguée, irritable, a du mal à se concentrer, rencontre des troubles du sommeil; elle se sent incapable de contrôler la situation qui se présente à elle et perd confiance.
L'inquiétude se distingue de la peur par des ruminations mentales en relation avec l’avenir, « et si… ? » face à des menaces potentielles; elle s'installe dans la durée et prolonge la tension en l’absence de menace concrète, elle entretient l’alerte mentale. Ce stress négatif peut être dangereux pour la santé, s'il est chronique et aigu.

En France, environ 21 % des individus (18-65 ans) déclarent avoir vécu un trouble anxieux au cours de leur vie. Ces troubles sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes (18,2 % contre 6,4 %).
Dans les sociétés occidentales, ce chiffre atteint près de 29 % de la population.
sources: Baromètre Santé publique France 2021; World Mental Health Survey Initiative
Comment développer la résilience émotionnelle et continuer d'agir malgré le stress ?
La résilience émotionnelle est une stratégie d'adaptation venant favoriser l'action; elle facilite le passage à un autre état plus confortable ou la progression vers un objectif. Elle s'apparente à la notion de « coping » (en anglais to cope = se débrouiller, s'en sortir, faire face, s'ajuster).
Si vous vous sentez concerné.e, je vous partage ces quelques clefs :
Accueillez vos émotions et projetez vous
Accueillez et exprimez vos émotions
Prenez le temps de vous arrêter, d'accueillir et de nommer vos émotions, vos sentiments en les reliant à des situations. Conscientisez, décrivez, formulez ce qui traverse votre esprit, éventuellement le corps: les signes, la durée, l'intensité, les troubles, vos réactions,..
Vous pouvez tenir un journal en indiquant aussi vos ressources, ce que vous avez choisi, décidé de faire, puis comment vous avez vécu la suite, comment vous avez surmonté l'obstacle, ce que vous avez appris,....
Organisez et Priorisez
Faites une liste de tâches et organisez -les par ordre de priorité; cela peut réduire le sentiment d'être submergé.e, accroître le sentiment que vous contrôlez la situation et les étapes à venir.
Respirez, relaxez-vous et bougez
Respiration, relaxation, yoga, méditation
La respiration lente et profonde, la cohérence cardiaque peuvent vous aider à calmer votre système nerveux.
Le yoga, la méditation ou l'écoute de musique apaisante sont aussi des outils puissants.
Exercice physique
Bouger votre corps, avec du sport ou une simple marche, aide à libérer des endorphines, hormones du bien-être.
Au travail, faites des pauses régulières pour prévenir l'épuisement et reprendre de l'énergie.
Confiez - vous à quelqu'un
Exprimez vos difficultés, vos blocages
Établissez des connexions avec vos proches pour renforcer le soutien émotionnel.
Partagez vos préoccupations avec un collègue, votre manager, un ami qui peut vous offrir une écoute, un soutien, une prise de recul, des recommandations.
Faites appel à un professionnel de l'accompagnement
Développez votre intelligence émotionnelle en approfondissant votre personnalité, en apprenant à cerner vos comportements naturels, vos forces et vos besoins, mais aussi vos freins et vos limites.
Vous construirez un plan d'actions concret et réaliste pour atteindre votre objectif, en étant plus confiant(e) et motivé(e).
Développez votre résilience et transformez votre sensibilité en force
mettez en place une stratégie d'adaptation
L’exposition progressive aux situations redoutées permet de renforcer la résilience émotionnelle, à condition de s'accorder du temps, du respect et de la bienveillance (halte à la compétition et au perfectionnisme !).
Expérimentez de manière douce et adaptée une nouvelle stratégie et des pratiques vous convenant mieux, respectant votre équilibre, idéalement en étant encadré par un professionnel.
Grâce aux techniques d’exposition graduée (visualisation, jeux de rôle ou défis progressifs) vous ancrez ce sentiment de résilience active.
Vous apprenez ainsi à cultiver votre équilibre intérieur (pensées - émotions - comportements), vous vous éloignez de vos croyances limitantes et de vos schémas de pensée perturbateurs.
cultiver vos forces
Contrairement à ce que l'on peut imaginer, l’inquiétude ne stimule ni la réussite ni la résolution de problèmes (fausse croyance): elle ne fait que vous alerter sur ce qu’il vaudrait mieux éviter ou anticiper.
En revanche, si vous parvenez à la canaliser et à doser, elle devient un atout.
Les personnes inquiètes ou anxieuses ont tendance à se fixer des objectifs précis, à s’organiser avec rigueur, à faire preuve d’autodiscipline et d'anticipation. Elles repèrent des conséquences que d’autres négligent, excellent dans l'analyse des risques et l'organisation.
A condition de ne pas s'oublier et de prendre soin de sa santé.
Et vous, où en êtes- vous ? rencontrez - vous un frein ou un blocage lié au stress, à la peur ou à l'inquiétude ?




